-10% sur votre première commande en vous inscrivant à notre newsletter !
Livraison en point relais offerte en France métropolitaine dès 39 € d’achat
Bienvenue
Hypericum perforatum L. · 贯叶连翘 guàn yè lián qiào
Le millepertuis, ou « herbe de la Saint-Jean », est une plante à fleurs jaunes cueillie autour du solstice d'été. Mais attention : le millepertuis du jardin, arbustif ou couvre-sol, n'est pas le millepertuis médicinal, Hypericum perforatum, dont on utilise les sommités fleuries. C'est une plante ancienne et bien connue, mais à risque réel : elle rend la peau sensible au soleil et, surtout, elle interagit avec de très nombreux médicaments — contraceptifs, anticoagulants, traitements du cœur ou d'une greffe. Ici, ces précautions passent en premier. Puis viennent ses usages traditionnels, lus à la fois par l'herboristerie occidentale et par la pharmacopée chinoise, qui la relie elle aussi à l'humeur.
Le millepertuis médicinal est une espèce précise, Hypericum perforatum, à fleurs jaunes ; le genre Hypericum compte aussi des espèces d'ornement, arbustives ou couvre-sol, qui ne sont pas la plante médicinale.
Le millepertuis perforé, Hypericum perforatum, est une plante vivace de la famille des Hypéricacées. Elle porte au sommet de ses tiges des fleurs jaune vif à cinq pétales, marquées de petits points noirs sur les bords. Ses feuilles, tenues à contre-jour, laissent voir une multitude de petites taches claires : ce sont des glandes translucides remplies d'huile. C'est cette image qui a donné son nom à la plante — « mille pertuis », c'est-à-dire mille petits trous — et le mot latin perforatum, « perforé », dit exactement la même chose.
On l'appelle aussi « herbe de la Saint-Jean », parce qu'il fleurit autour du 24 juin, près du solstice d'été, quand la tradition récoltait les plantes du soleil. En herboristerie, c'est la sommité fleurie — le haut de la tige avec ses fleurs — que l'on récolte et que l'on utilise.
Un point mérite d'être clarifié tout de suite, car il crée beaucoup de confusion. Le genre Hypericum réunit plusieurs centaines d'espèces, et beaucoup sont cultivées comme plantes décoratives : des arbustes bas et des couvre-sol à grandes fleurs jaunes, que l'on plante en massif et que l'on taille. Ces millepertuis d'ornement ne sont pas la plante médicinale. Si vous cherchez un millepertuis « arbustif », « couvre-sol » ou des conseils de taille, il s'agit de jardinage, un autre sujet. La suite de cette page ne parle que du millepertuis médicinal et de ses sommités fleuries.
Traditionnellement, le millepertuis a été associé à l'humeur et à la nervosité par voie interne, et à la peau par voie cutanée avec son huile rouge. Deux traditions le décrivent : l'herboristerie occidentale et la pharmacopée chinoise.
Dans la tradition occidentale, le millepertuis est une « plante du soleil » : cueilli en pleine lumière au moment de la Saint-Jean, il a longtemps été associé à l'humeur et à la nervosité. C'est un usage traditionnel, qui décrit une réputation ancienne — pas un effet prouvé au sens médical. Le millepertuis n'est pas présenté ici comme un traitement, et il ne remplace jamais un avis ou un suivi médical.
L'autre grand usage traditionnel concerne la peau. En faisant macérer les sommités fleuries dans une huile végétale exposée au soleil, on obtient une huile d'un rouge profond, l'« huile de millepertuis ». On l'a employée depuis longtemps en application sur la peau, notamment sur les petites irritations et après le soleil. C'est une forme externe, à ne pas confondre avec un usage interne.
Le millepertuis a ceci de particulier qu'une seconde tradition, chinoise, le décrit elle aussi du côté de l'humeur. Dans la pharmacopée chinoise, il porte le nom de 贯叶连翘 (guàn yè lián qiào). La médecine traditionnelle chinoise le rattache au « Foie » — ici une fonction du système chinois, pas l'organe de l'anatomie — et le décrit de nature froide et de saveur piquante. Sa fonction la plus citée est 疏肝解郁 : « libérer le Foie et dénouer la constriction ». Dans ce langage, quand une contrariété « noue » la libre circulation du Qi (l'énergie), le millepertuis est décrit comme aidant à la rétablir. La pharmacopée chinoise lui reconnaît aussi d'autres fonctions traditionnelles, mais c'est celle-ci qui fait écho à la réputation occidentale.
C'est exactement là que les deux regards se répondent : l'un parle de « plante du soleil » et d'humeur, l'autre d'un Qi du Foie que l'on dénoue. Ils se rejoignent sur le terrain de l'humeur et de la tension nerveuse, chacun dans son propre vocabulaire. Il faut toutefois garder une frontière claire : ces descriptions chinoises appartiennent à un système de pensée traditionnel. Elles ne se traduisent pas en effets médicaux modernes et ne disent rien d'une maladie ou d'un traitement.
Quelle que soit la lecture, la partie utilisée reste la même : la sommité fleurie. C'est cette partie, récoltée en agriculture biologique, que propose notre millepertuis (partie aérienne coupée).
Le millepertuis n'est pas d'abord une plante du sommeil. Son lien au sommeil est surtout indirect, par l'humeur et la nervosité, qui sont une cause fréquente des nuits agitées.
Le millepertuis est surtout connu pour son lien traditionnel avec l'humeur ; le sommeil vient de façon indirecte. La nervosité et les contrariétés du soir empêchent souvent de bien dormir, et c'est par ce chemin que la tradition rapproche le millepertuis du sommeil, plutôt que comme une plante qui endort au sens strict.
On lit parfois que la plante « contient de la mélatonine ». Des analyses en ont effectivement trouvé, ainsi que de la sérotonine. Mais restons mesurés : la présence d'une substance dans une plante ne prouve pas, à elle seule, un effet sur le sommeil. C'est une donnée de composition, pas une promesse.
En pratique, si des troubles du sommeil s'installent, ils méritent d'être regardés pour eux-mêmes. Et comme le millepertuis interagit avec de nombreux médicaments, l'envie de « mieux dormir » ne doit jamais conduire à l'associer à un traitement sans l'avis d'un professionnel de santé.
Le principal inconvénient à connaître est la photosensibilité : le millepertuis rend la peau et les yeux plus sensibles au soleil et aux UV. S'y ajoutent des effets indésirables possibles et des situations où il vaut mieux s'abstenir.
C'est le point le plus important de cette page. Le millepertuis accélère l'élimination de nombreux médicaments et peut réduire leur effet, parfois gravement. Toute association doit être vue avec un médecin ou un pharmacien.
Le millepertuis fait partie de ce qu'on appelle les « inducteurs enzymatiques ». En clair : l'une de ses substances, l'hyperforine, stimule des enzymes du foie et un transporteur qui servent à éliminer les médicaments de l'organisme. Résultat, quand on prend un médicament en même temps que du millepertuis, ce médicament est éliminé plus vite, sa quantité dans le sang baisse, et son effet peut devenir insuffisant. Ce mécanisme est bien documenté et concerne beaucoup de traitements.
Les familles de médicaments concernées sont nombreuses. On y trouve notamment :
Il existe aussi un second type d'interaction, différent. Avec certains médicaments qui agissent sur la sérotonine — dont plusieurs traitements de l'humeur —, l'association peut au contraire provoquer un excès d'effet. Cette situation relève de la surveillance médicale et n'est pas un usage à tenter seul.
Le réflexe est simple et vaut dans tous les cas : si vous prenez un médicament, quel qu'il soit, parlez du millepertuis à votre médecin ou à votre pharmacien avant d'en prendre — et signalez-le aussi si vous en prenez déjà. Ces interactions ne sont pas une réputation exagérée : elles sont réelles, parfois graves, et faciles à éviter en posant simplement la question.
Le millepertuis se rencontre en tisane de sommités fleuries, en huile rouge pour la peau, et en gélules, comprimés ou teinture. Chaque forme a son usage traditionnel et ses repères.
La tisane, ou infusion, se prépare avec les sommités fleuries séchées : on verse de l'eau chaude sur les fleurs, on couvre, on laisse infuser quelques minutes, puis on filtre. C'est la forme la plus simple et la plus proche de la plante entière. Comme pour tout usage interne, les précautions d'interaction et de photosensibilité de cette page s'appliquent pleinement.
Le macérât huileux — l'« huile de millepertuis » — est la forme cutanée traditionnelle. Les sommités fleuries macèrent dans une huile végétale, souvent au soleil, jusqu'à donner une huile rouge, que l'on applique sur la peau. Par prudence, on évite ensuite d'exposer au soleil la zone traitée, car la plante reste photosensibilisante.
On trouve enfin le millepertuis en gélules et comprimés (à base d'extrait sec) et en teinture (préparation à l'alcool). Ces formes concentrées apportent davantage de substances de la plante, ce qui rend d'autant plus important le respect des précautions et l'avis d'un professionnel de santé en cas de traitement. Pour une tisane, vous pouvez découvrir la sommité fleurie de millepertuis Calebasse.
Les repères de préparation donnés ici sont indicatifs et traditionnels ; ils ne remplacent ni les indications d'un professionnel, ni la notice d'un produit précis.
Un millepertuis de qualité se reconnaît d'abord à la partie utilisée — la sommité fleurie — puis à des repères simples : nom botanique, origine, culture biologique et traçabilité.
Le premier critère est la partie de la plante : pour un usage traditionnel interne, on veut bien la sommité fleurie, et non un mélange de tiges. Une bonne sommité séchée garde des fleurs jaunes reconnaissables et une odeur végétale nette. Les mentions d'origine, de mode de culture (par exemple issu de l'agriculture biologique) et de traçabilité sont de bons repères de sérieux.
Le nom botanique doit être précisé : Hypericum perforatum. C'est lui qui distingue la plante médicinale des millepertuis d'ornement du même genre. Ensuite, on choisit la forme selon l'usage — sommités pour la tisane, huile rouge pour la peau — en gardant en tête les précautions vues plus haut.
Chez Calebasse, la sommité fleurie de millepertuis est proposée dans cette logique de qualité et de traçabilité : vous pouvez consulter notre millepertuis (partie aérienne coupée, bio) pour en voir la forme et l'origine. Le choix d'une forme et d'un usage, lui, se décide avec un professionnel de santé si vous suivez un traitement.
