Quand la chaleur monte au visage
Visage qui chauffe et rougit facilement, teint échauffé, nez et bouche secs, soif, sensation que la chaleur s’accumule dans le haut du corps, surtout après des repas épicés ou gras… En MTC, ces signes peuvent être associés à une Chaleur du Poumon, souvent doublée d’une Chaleur du Sang. Selon la tradition, le Poumon gouverne la surface du corps et s’ouvre au nez : quand sa Chaleur monte le long de son méridien, elle se lit d’abord au visage.
Pi Pa Qing Fei Yin, la « Boisson à la feuille de néflier qui clarifie le Poumon », paraît en 1665, sous la dynastie Qing, dans le Wai Ke Da Cheng (《外科大成》) de Qi Kun (祁坤), médecin de la cour impériale. Elle doit sa diffusion à son petit-fils, Qi Hongyuan, qui prend part en 1742 à la compilation du Yi Zong Jin Jian (《医宗金鉴》) : la formule y entre et devient l’une des références de l’enseignement officiel.
Faire redescendre ce qui monte
La feuille de néflier, plante emblème de la formule, clarifie la Chaleur du Poumon et fait redescendre son Qi ; l’écorce de mûrier l’accompagne, et le couple néflier-mûrier est un classique du Poumon. Le coptis, le phellodendron et le gardénia, amers et froids, clarifient la Chaleur et assèchent l’Humidité. Notre version y ajoute la rehmannia et deux pivoines, qui rafraîchissent le Sang, tandis que la réglisse préparée protège le centre de tant de fraîcheur.
Clarifie la Chaleur du Poumon : La feuille de néflier fait redescendre le Qi du Poumon et l’écorce de mûrier en clarifie la Chaleur : à elles deux, elles ramènent vers le bas ce qui monte au visage.
Rafraîchit le Sang : La rehmannia, plante la plus dosée de notre version, la pivoine rouge et la pivoine arbustive rafraîchissent le Sang et aident à disperser la chaleur qui s’y attarde.
Clarifie la Chaleur-Humidité : Le coptis agit plutôt sur le haut et le centre du corps, le phellodendron sur le bas ; le gardénia clarifie la Chaleur des trois Foyers.
Apaise les sensations de chaleur : De nature fraîche, l’ensemble tempère la chaleur intérieure, et la réglisse préparée en adoucit l’amertume.