Quand la chaleur et le vent montent à la tête
Tête chaude et lourde, visage qui s’échauffe, yeux qui chauffent en fin de journée, nuque sensible au vent alors que le haut du corps reste chaud, humeur qui s’emporte vite… En MTC, ces signes peuvent être associés à un Vent-Chaleur, mêlé d’un peu d’Humidité, qui monte et s’attarde dans la tête. Point le plus haut du corps, la tête est pour la tradition un lieu « clair et vide », où le Yang clair doit circuler librement : quand la Chaleur y monte, elle l’encombre.
Qing Kong Tang reprend l’architecture de Qing Kong Gao (清空膏), une formule attribuée à Li Dongyuan (李东垣), l’un des quatre grands maîtres des dynasties Jin et Yuan, et consignée dans son Lan Shi Mi Cang (《兰室秘藏》). Elle en garde le principe : une large part de plantes amères et froides pour clarifier la Chaleur, portées vers le haut par des plantes légères du Vent.
Porter la fraîcheur vers le haut
Les plantes amères et froides tombent naturellement vers le bas ; pour qu’elles agissent sur la tête, la tradition leur associe des plantes âcres et légères qui montent. La scutellaire, plus d’un tiers de la formule, et le coptis clarifient la Chaleur ; le saposhnikovia, le buplèvre et la livèche les conduisent vers le haut, et la réglisse, deuxième plante en quantité, adoucit et harmonise.
Clarifie la Chaleur : La scutellaire clarifie la Chaleur du haut du corps et le coptis celle du Cœur et de l’Estomac : à eux deux, ils tempèrent ce qui monte.
Expulse le Vent : Le saposhnikovia disperse le Vent sans assécher ; le buplèvre, léger, aide à libérer ce qui s’attarde en surface.
Apporte fraîcheur et légèreté à la tête : La livèche, en petite quantité, monte jusqu’au sommet de la tête et y fait circuler le Qi et le Sang, pour que la fraîcheur des plantes amères y parvienne.