Quand le Vent saisit le Poumon
Sensibilité au vent froid et aux changements de temps, gorge sèche ou qui picote au moindre courant d’air, sensation de plénitude dans la poitrine… En MTC, ces signes peuvent être associés à un Vent qui atteint le Poumon, accompagné de Mucosités qui l’encombrent. Selon la tradition, le Poumon fait normalement descendre le Qi, comme une pluie fine qui retombe ; quand le Vent le saisit et que les Mucosités s’accumulent, son Qi ne descend plus et reflue vers le haut.
Ke Chuan Wan est une préparation moderne de la pharmacopée chinoise. Elle associe deux groupes de plantes que la tradition emploie volontiers ensemble : celles qui dispersent le Vent à la surface, comme dans Jing Fang Bai Du San, avec laquelle elle partage trois plantes, et celles qui font descendre le Qi du Poumon.
Faire monter un peu, faire descendre beaucoup
La formule repose sur un équilibre de mouvements. Le schizonepeta et le saposhnikovia dispersent le Vent vers l’extérieur. Le platycodon ouvre le Poumon et fait monter son Qi, tandis que trois plantes le font descendre : la graine de périlla, tiède, la graine de descurainia et l’écorce de mûrier, fraîches. La tradition tient cette alternance de montée et de descente pour la marque d’un Poumon qui fonctionne librement.
Expulse le Vent : Le schizonepeta et le saposhnikovia, couple classique, dispersent le Vent qui s’est logé à la surface, aux portes du Poumon.
Aide à transformer les Mucosités : La graine de périlla et le platycodon, que la tradition associe aux Mucosités, aident à les transformer ; la graine de descurainia, amère et froide, fait redescendre ce qui encombre le haut du corps.
Harmonise le Qi du Poumon : Le platycodon fait monter, la périlla, la descurainia et l’écorce de mûrier font descendre : le Poumon retrouve son mouvement naturel, et la poitrine une sensation d’aisance.