Si l'armoise est aujourd'hui indissociable de la moxibustion, cela n'a pas toujours été le cas.
Dans les premières formes de jiu (灸), les anciens Chinois ont expérimenté de nombreux matériaux
pour produire la chaleur la plus juste, la plus agréable, la plus bénéfique.
Les textes anciens, tels que le Huangdi Ming Tang Jiu Jing, mentionnent que le pin, le cyprès,
le bambou ou encore le jujubier brûlaient trop vite, trop fort ou produisaient une fumée irritante,
et furent progressivement abandonnés.
C'est l'armoise qui finit par s'imposer. De nature tiède et au parfum léger, elle brûle lentement et de manière durable. Sa chaleur, douce et pénétrante, permet de stimuler les méridiens sans brûler la peau.
Au fil du temps, sa fibre affinée s'est transformée en une véritable laine végétale, idéale pour diffuser une chaleur enveloppante et stable.