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Une année réussie commence au printemps :guide de l’énergie du printemps selon la MTC

La MTC dans le monde - - Par Chen C.
Une année réussie commence au printemps :guide de l’énergie du printemps selon la MTC
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Pourquoi le printemps est la saison clé de l’année ?

En Chine, on dit depuis des siècles : “一年之计在于春”, qui signifie que l’année se prépare au printemps. Cette expression ne relève pas d’un simple bon sens saisonnier : elle traduit une vision profonde du rythme du vivant, où le printemps marque le véritable point de départ du cycle annuel.

Cette intuition n’est d’ailleurs pas propre à la culture chinoise. En France aussi, le printemps est souvent considéré comme la plus belle des saisons : celle du renouveau, du retour de la lumière, de l’élan retrouvé après les mois d’hiver. On y associe spontanément plus d’énergie, plus de légèreté, une envie de repartir.

Pourtant, cette promesse de renouveau n’est pas toujours ressentie immédiatement dans le corps. À l’approche du printemps, il n’est pas rare de se sentir encore fatigué, moins concentré, parfois même plus sensible ou plus réactif. Le corps, lui, ne change pas de rythme du jour au lendemain.

En MTC, cette période est reconnue comme une phase charnière. Les médecins anciens la considéraient comme le point de départ des équilibres de l’année entière : un printemps bien accompagné pose les bases d’une vitalité durable, tandis qu’un printemps négligé peut fragiliser les mois à venir.

C’est pourquoi, dans la tradition chinoise, bien traverser le printemps revient à bien préparer l’année et cette préparation commence par le Foie.

Le Foie, moteur du renouveau printanier

Bourgeons au printemps

En MTC, le printemps est la saison du Foie. Nous l’avons évoqué : c’est lui qui accompagne le grand redémarrage du vivant après l’hiver. Mais lorsque le printemps arrive, tout ne se remet pas en mouvement d’un seul coup. Le corps sort lentement de son immobilité, comme une terre encore fraîche sous les premiers rayons du soleil.

Le Foie, dans cette transition, joue un rôle clé. Il partage la nature du Bois : comme un jeune bourgeon, il aime s’étirer, se déployer, trouver son chemin vers la lumière. Quand cette énergie peine à s’éveiller, le corps reste engourdi, fatigué, encore retenu par l’hiver. À l’inverse, quand l’élan devient trop brusque, la montée se fait en tension (maux de tête, nervosité, digestion perturbée etc.), comme une sève qui monte trop vite.

Accompagner le printemps, c’est donc apprendre à doser ce mouvement. Aider l’énergie à naître, à monter, à circuler librement, sans la forcer ni la bloquer. C’est cet équilibre subtil, entre élan et fluidité, qui permet au corps de sortir progressivement de la stagnation hivernale et d’entrer pleinement dans la dynamique du printemps.

Et c’est autour de ce principe que s’organisent, en MTC, les gestes du printemps : dans l’assiette, dans le mouvement, dans le rythme de vie et dans les petites routines du quotidien.

Bien manger au printemps : accompagner le redémarrage du corps

Assiette de saison

Au printemps, l’alimentation change de rôle. Elle ne cherche plus à nourrir en profondeur ni à renforcer comme en hiver, mais à accompagner un mouvement qui recommence à naître.

Dans cette logique, l’alimentation de printemps privilégie des aliments tièdes, nourrissants et faciles à assimiler, capables de réveiller l’élan sans alourdir.

On retrouve notamment :

  • des aliments qui réchauffent doucement et favorisent la circulation, comme les fruits de jujube, l’ igname, l’oignon nouveau, l’ail frais, la ciboulette ou une petite quantité de gingembre ;
  • des bases énergétiques stables : céréales (riz, millet, avoine), légumineuses bien cuites, fruits secs et oléagineux consommés avec mesure ;
  • des protéines simples et régulières (œufs, poissons, volailles, viandes maigres), qui soutiennent le redémarrage sans surcharge ;
  • des légumes cuits aux teintes vertes et jaunes, naturellement associés à la saison du printemps.

À l’inverse, les excès de crudités, d’aliments froids, gras ou très acides peuvent freiner la reprise de l’énergie et recréer une sensation de lourdeur ou de fatigue.

Au printemps, le “comment” compte autant que le “quoi” : des plats simples, cuits, tièdes, pris à heures régulières, permettent au corps de quitter progressivement la stagnation hivernale.

Bien manger au printemps, ce n’est pas stimuler ni purifier à outrance. C’est donner au corps ce dont il a besoin pour repartir, avec stabilité, souplesse et continuité.

Bouger au printemps : remettre le corps en route

Mouvement au printemps

Après l’hiver, le corps n’a pas besoin de performance, mais de remise en mouvement. Les mois froids ont installé le repos, le ralentissement, parfois une certaine inertie. Au printemps, l’enjeu n’est pas d’en faire trop, mais de relancer progressivement ce qui s’est figé.

Marcher est souvent le geste le plus juste. Marcher dehors, idéalement à la lumière du jour, permet de réveiller la circulation, d’aérer le corps et de soutenir la montée naturelle de l’énergie. Quelques pas chaque jour suffisent à accompagner cette transition, sans brusquer l’organisme.

Les activités les plus adaptées au printemps sont simples et ouvertes : balades, marche active, étirements doux, mouvements amples, exercices qui délient le corps plutôt qu’ils ne le sollicitent intensément. L’objectif n’est pas l’effort, mais la fluidité.

Ce mouvement régulier aide aussi à traverser un phénomène fréquent de la saison : la fatigue printanière. Cette sensation de lourdeur ou de somnolence n’est pas anormale. Elle reflète souvent un corps en train de s’ajuster. Bouger, même modérément, permet d’accélérer cette adaptation et de retrouver plus de clarté et d’élan au fil des jours.

Au printemps, mieux vaut privilégier la constance à l’intensité. Des mouvements quotidiens, courts mais réguliers, soutiennent le redémarrage sans épuiser. Une transpiration excessive ou des efforts trop violents risquent au contraire de fatiguer inutilement le corps.

Remettre le corps en mouvement au printemps, c’est simplement l’aider à sortir de l’hiver à son rythme.

Petits repères du printemps : protéger, rythmer, faire circuler

Se couvrir avec discernement

Se couvrir au printemps

Vous arrive-t-il, aux premiers beaux jours, d’avoir envie d’enlever votre manteau trop vite ? La lumière revient, mais le froid n’a pas encore totalement disparu.

Au début du printemps, l’énergie monte et les pores s’ouvrent : le corps devient plus vulnérable aux variations soudaines. La MTC recommande alors de protéger le bas du corps (jambes, reins, abdomen) tout en allégeant progressivement le haut. Une écharpe légère, des vêtements amples mais encore protecteurs : il ne s’agit pas de se couvrir davantage, mais d’éviter les ruptures.

Au printemps, on ne se découvre pas brutalement. On accompagne le mouvement.

Ajuster le rythme au retour de la lumière

Le printemps invite à renouer avec le mouvement du jour.

En MTC, on dit d’ailleurs : “一日之计在于晨”, qui signifie que la clé de la journée se trouve dans le matin.

À cette saison, il est conseillé de se coucher un peu plus tôt que l’été, de se lever plus tôt que l’hiver, et surtout de laisser le matin s’ouvrir sans précipitation. Marcher quelques minutes, s’étirer doucement, respirer à l’air libre permet à l’énergie de monter naturellement avec la lumière.

Dans cette logique, le premier geste du matin a toute son importance. Boire une infusion tiède, avant même de manger, aide le corps à sortir de l’inertie nocturne et à accompagner l’élan printanier. En Chine, on privilégie souvent des plantes douces comme le chrysanthème et les baies de goji, traditionnellement utilisées pour accompagner l’équilibre du Foie, soutenir les défenses naturelles et soulager les tensions au niveau des yeux. C’est dans cet esprit qu’existe la Tisane Éveil du Printemps, pensée comme un rituel simple pour accueillir la saison.

Délier les trajets de l’énergie

Brosse et peigne

Parmi les gestes traditionnels du printemps, le plus simple reste le plus ancien : brosser ou masser la tête.

Le matin, passer doucement un peigne en bois ou les doigts, du front vers la nuque aide à dégager la tête, à réveiller la circulation et à dissiper la lourdeur. Quelques pressions lentes sur le sommet du crâne ou à la racine des cheveux suffisent. Le geste est bref, mais son effet est durable.

Ces pratiques ne cherchent pas à stimuler, mais à débloquer ce qui freine.

Apaiser l’intérieur pour libérer le mouvement

Enfin, le printemps est une saison sensible sur le plan émotionnel.

L’énergie monte et avec elle, parfois, l’irritabilité, l’impatience ou la dispersion. Les textes anciens insistent sur un point simple : préserver une humeur souple. Marcher, respirer, s’accorder des temps calmes, éviter les tensions inutiles permet à l’énergie de circuler sans s’accumuler.

Au printemps, cultiver la détente n’est pas un luxe : c’est une condition pour que le mouvement reste harmonieux.

Fleurs au printemps

En MTC, le printemps ne se force pas. Il se prépare, se laisse venir, s’accompagne. Bien traverser cette saison, c’est offrir au corps les conditions d’un élan durable et, souvent, poser sans bruit les bases de toute l’année à venir.