Igname de Chine, la plante des montagnes
Shan Yao, le nom chinois de l’igname de Chine, se lit « la plante médicinale des montagnes ». Plante et aliment à la fois, elle est consommée en Chine depuis plus de trois mille ans, sur la table comme dans la pharmacopée. On la trouve aussi sous le nom de Huai Shan. Sa qualité de référence, le Huai Shan Yao, vient de l’ancienne préfecture de Huaiqing, dans le Henan, où elle compte parmi les « quatre grandes plantes de Huai » ; sa variété la plus prisée porte un nom évocateur, la « baguette de fer ».
Nourrir à la fois le Qi et le Yin
En médecine traditionnelle chinoise, l’igname est douce et neutre : elle n’attise ni la Chaleur ni le Froid, et convient à presque toutes les constitutions. Elle est associée à trois piliers de la tradition : la Rate, qui produit le Qi et le Sang, le Poumon, qui gouverne le Qi, et le Rein, qui garde l’Essence. Sa singularité est de nourrir à la fois le Qi et le Yin, là où la plupart des plantes qui complémentent penchent nettement d’un seul côté.
Soutenir la Rate sans l’alourdir
La tradition lui prête de complémenter la Rate et de nourrir l’Estomac. Ni sèche ni lourde, elle « complémente sans faire stagner », disaient les médecins classiques, et sa légère astringence lui permet de retenir. C’est une plante d’appui, au Qi léger et à la nature lente, qui gagne à être associée à de plus fortes : on la retrouve ainsi dans Liu Wei Di Huang Wan.
Bienfaits essentiels
Tonus & vitalité douce
En complémentant le Qi de la Rate et du Poumon, l’igname donne du tonus à l’organisme, sans heurter.
Rate soutenue & équilibre digestif
Traditionnellement utilisée pour complémenter la Rate et nourrir l’Estomac, elle soutient la digestion sans l’encombrer.
Yin & Qi nourris
Elle nourrit à la fois le Yin et le Qi, et sa douceur la rend propice à un emploi prolongé.